Principaux faits

  • La fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC) est une maladie courante provoquée par un virus (Nairovirus) de la famille des Bunyaviridés, transmis par les tiques.
  • Le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC) provoque des flambées de fièvre hémorragique virale sévère.
  • Les flambées de fièvre hémorragique de Crimée-Congo ont un taux de létalité pouvant atteindre 40%.
  • Le virus se transmet principalement à l’être humain à partir des tiques et des animaux d’élevage. La transmission interhumaine peut survenir à la suite d’un contact direct avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de sujets infectés.
  • La fièvre hémorragique de Crimée-Congo est endémique en Afrique, dans les Balkans, au Moyen-Orient et en Asie, dans les pays en deçà du 50ème degré de latitude nord.
  • Il n’existe pas de vaccin, ni pour l’homme, ni pour l’animal.

Transmission

Le virus de la FHCC se transmet à l’être humain soit par les piqûres de tiques, soit par contact avec du sang ou des tissus d’animaux infectés, pendant ou immédiatement après l’abattage. Les cas se sont produits en majorité chez des personnes travaillant dans le secteur de l’élevage, comme les exploitants agricoles, les employés des abattoirs ou les vétérinaires.

La transmission interhumaine peut survenir à la suite d’un contact direct avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de sujets infectés. Des infections nosocomiales peuvent aussi se produire à cause d’une mauvaise stérilisation du matériel médical, de la réutilisation des aiguilles et de la contamination des fournitures.

Signes et symptômes

La durée d’incubation dépend du mode de contamination. Après une piqûre de tique, elle est en général d’un à trois jours, avec un maximum de neuf jours. Après contact avec du sang ou des tissus infectés, elle est en général de 5 à 6 jours, avec un maximum documenté de 13 jours.

L’apparition des symptômes est brutale, avec de la fièvre, des myalgies (douleurs musculaires), des vertiges, une raideur et des douleurs de la nuque, des douleurs dorsales, des céphalées, une sensibilité des yeux et une photophobie. On observe parfois au début des nausées, des vomissements, de la diarrhée, des douleurs abdominales et un mal de gorge, puis de brutales sautes d’humeur et de la confusion. Le taux de létalité de la FHCC s’établit à 30% environ, la mort survenant au cours de la deuxième semaine de la maladie. Pour ceux qui se rétablissent, l’état général commence à s’améliorer de neuf à dix jours après l’apparition des symptômes.

Prévention et lutte

Les conseils de la santé publique comportent plusieurs volets:

  • Réduction du risque de transmission de la tique à l’homme:
    • porter des vêtements protecteurs (manches longues, pantalons longs);
    • porter des vêtements de couleur claire pour pouvoir facilement détecter les tiques;
    • utiliser des acaricides homologués (produits détruisant les tiques) sur les vêtements;
    • utiliser des répulsifs homologués sur la peau et les vêtements;
    • voir régulièrement s’il n’y a pas de tiques dans les vêtements ou sur la peau et les enlever avec précaution si on en trouve;
    • chercher à éliminer ou à limiter les infestations des animaux par les tiques dans les étables et les écuries;
    • éviter les endroits où les tiques abondent et les saisons où elles sont le plus actives.
  • Réduction du risque de transmission de l’animal à l’homme:
    • porter des gants et des vêtements de protection pour manipuler les animaux ou leurs tissus dans les zones d’endémie, en particulier au moment des abattages ou de la découpe dans les abattoirs ou à domicile;
    • mettre les animaux en quarantaine avant l’entrée à l’abattoir ou les traiter systématiquement avec des pesticides deux semaines avant l’abattage.
  • Réduction du risque de transmission interhumaine dans la communauté:
    • éviter tout contact physique rapproché avec les personnes infectées par la FHCC;
    • porter des gants et un équipement de protection pour soigner les malades;
    • se laver régulièrement les mais après avoir soigné des malades ou leur avoir rendu visite.

 

Source:L’OMS